Merci Monsieur!

Or donc, je m’étais promis; voir je vous avais promis, de ne plus parler de notre bonne République! Beaucoup (voir beaucoup trop ) de monde s’en charge. Et puis il faut savoir tourner la page…

Mais je dois absolument faire une exception (soyons honnêtes, et disons que c’est la première…).Chacun connait Genève. Son jet d’eau, ses banques, sa circulation, Roger-Pinnochio-Deneys, Eric Stauffer et quelques autres (pas de panique, les deux nommés ont a voir avec ce papier!) Et surtout, surtout, la capacité immense et remarquable, qu’ont les Genevois, les vrais de vrais, d’être absolument incapable de dire merci. Et je vous prie de croire que je sais de quoi je parle!

Venir donc, Monsieur, vous dire un vrai grand Merci. Vous avez été le Capitaine d’un bateau ivre, vous avez dirigé l’institution la plus mal connue, la moins aimée ( et pour cause…) de ce Canton. Vous avez tenu 24 heures par jour et 365 jours par année, un lieu que tout le monde abhorre, car ou y retrouve que des parias. Vous avez géré la promiscuité, les conflits ethniques, les fantasmes de ceux qui ne connaissaient pas ( il y a “au moins” 3 menus différents). Vous avez écouté les histoires les plus sordides des uns et des autres, vous avez dû trancher, punir, protéger et défendre. Vos collaborateurs comme vos “clients”. Et vous l’avez toujours fait avec humanité. Vous avez été en butte aux tracas administratifs, aux directives de plus en plus absconnes  (sans fautes d’orthographe). Et pour vous faire boire la coupe jusqu’à la lie, on vous a demandé de faire les enquêtes administratives de ceux de vos collaborateurs qui vous ont soutenu publiquement un matin…

Vous vous rapprochez de Dieu le Père, et je n’arrive pas a savoir s’il s’agit d’une promotion ou d’un placard doré, comme seul l’Etat sait en avoir!

Cher Constantin, j’ai le souvenir de quelques téléphones tard le soir pour venir faire de la médiation ( avec Eric Stauffer entre autre) auprès de prisonniers qui refusaient de rentrer en cellule. Et vous étiez là, toujours calme. Vous avez dansé sur un volcan très longtemps pour que rien de dramatique n’arrive à Genève. Peu de gens le savent. De tout cela il faut vraiment vous remercier. Et pas seulement qu’un peu.

Ευχαριστώ Constantin ! Et bon vent pour la suite.