Capitaine Poggia et son Titanic

J’en conviens, vous vous êtes occupé de 2 gros dicastères. Dans le cadre de la politique sociale, vous vous en êtes plutôt pas mal tiré. Paupérisation en augmentation, aides sociales et accueil des populations migrantes, on ne peut pas vous reprocher grand-chose. J’irais même jusqu’à dire que vous avez pris quelques décisions courageuses !

Comme quoi, vous n’êtes pas totalement mauvais…

Par contre, en ce qui concerne la Santé… J’ai envie de vous poser une question : avez-vous, vraiment, fait quelque chose ? C’est vrai, vous avez soutenu la caisse maladie cantonale. Comme si c’était, la réponse a tous les maux. Alors que vous et moi savons que l’essentiel de la question n’est pas là. Et puis, vous avez aussi beaucoup soutenu le Camarade Maillard. L’homme qui entend transformer l’ensemble de la médecine en un service d’Etat !

Et vous voilà a piquer, la mouche l’autre jour en accusant les médecins privés de tous les maux et en particulier de gagner trop d’argent ! (dis celui qui a fait passer le 14e salaire pour les médecins des HUG…)

Et de conclure qu’il n’y a pas de salut hors des HUG ! Il fallait un certain courage (voir un certain sens de l’humour) pour dire cela sans ciller. Et bien vous l’avez eu !

Le comique de la chose, c’est que vous savez très bien que ce n’est pas vrai. Que les prestations qu’offre le privé sont, en règle générale, meilleur marché. D’ailleurs avec les millions dépensé en informatique aux HUG, êtes-vous capable de donner un prix de revient exact des prestations fournies ? La réponse est non… Vous avez, il est vrai, inauguré le nouveau bâtiment des lits. Et vous allez maintenant demander 300 Mios pour la réfection de “l’ancien” bâtiment des lits. Alors que tous les indicateurs montrent qu’il faudra moins de lits d’hospitalisation à terme que maintenant. Vous gérez, avec d’autres avocats (faudrait-il, le jour ou une entité décide que les honoraires d’avocats sont trop chers, proposer leur “étatisation” ?…), un énorme paquebot. Un vrai Titanic. Beaucoup aimeraient vous aider a éviter le naufrage programmé. Mais vous n’avez d’oreilles que pour le Capitaine-Directeur-Général… Alors que tant d’autres essayent d’attirer votre attention sur les nécessaires collaborations, non seulement genevoises, mais encore romandes, pour éviter l’iceberg.

Mais vous préférez l’” en avant toute”. C’est dommage.

Vous auriez pu, vous auriez dû, être l’homme du changement.



Un édito de baltringue, ou, nooooon, tu m’dis pas ça!

Plus de 50 % des étudiantes en médecine sont des femmes !

Plus de 50 % des policiers qui sont intervenus lors du drame de Nice sont en arrêt maladie !

Moins de 50 % des élus au Parlement sont effectivement intéressés par la vie politique

Champ-Dollon : un détenu sur deux est musulman

 

…. Voilà qui, sur une affichette de pub pour un journal va garantir que les gens verront l’affichette et se diront, pour la plupart, je l’avais bien dit!!! Sans, pour autant, lire l’article. Mais veut-on que l’article soit lu?

Rallonger le titre avec un édito pontifiant, genre : “le débat mérite d’être soulevé. Pas question en effet de fixer de nouvelles normes de manière unilatérale” rajouter un truc vaguement sérieux “il faut poser les bases d’une large discussion décomplexée”; et vous avez tous les ingrédients pour donner l’impression qu’un Red-en chef a longuement réfléchi a un problème de société complexe.

Alors qu’il ne cherche qu’a faire parler de lui/de son journal!

Mais il est vrai que nous avons la presse que nous méritons.

Et pour citer le grand Jacques : “Bougnat, apporte-nous du vin,
celui des noces et des festins, la presse est mourante

 



Les Bien-pensants

…”Mais ce qui ne tue pas rend plus fort et hardi, la douleur m’a appris. C’est sur mon dos que je porte, une étoile, une peine, un silence, un défi. Mais au seuil de ma porte moi j’en fais une aubaine, moi j’en fais un cadeau”…
Auteur Corse

Le bien-pensant, c’est son statut, sait. Il sait ce qui est bien, il sait ce qui se fait, et ce qui ne fait pas. Le bien-pensant déjeune dans son Club avec d’autres bien-pensants. Et ils causent… Sur ce qui se fait, et surtout, sur ce qui ne se fait pas. Ils ne parlent pas d’eux bien sûr, mais des “autres”. Et les jugements tombent. Définitifs. Avec l’assurance de celui qui a fait “fortune” sur le dos des autres. Comment UNTEL a-t-il osé dire cela, voir l’écrire ? Cela relève de l’intime ! Quelle impudence ! Quelle grossièreté ! Mais tout le monde sait que l’on ne peut pas lui faire confiance ! Essayer de comprendre ? Exclu ! Ça ne se fait pas. Ce déjeuner est une Noce à Thomas, rien ni personne ne sera épargné. Car ils sont les détenteurs de la Bien-Pensance. Ils savent… Ils sont investis de la lourde responsabilité de déterminer ce qui se fait, ce qui se dit ; mieux encore de ce qui se pense ! Mais sorti de leur cénacle, ils seront mielleux à souhait et n’hésiteront jamais, à lécher le cul de ceux qui peuvent leur être utiles. Etre bien-pensant demande une certaine souplesse…
Le repas terminé, une petite tape sur le derrière de la serveuse, et ils repartent dans leur grand bureau directorial, sans oublier de vite téléphoner à leur maitresse…
J’en appelle ici aux vertus bienfaitrice de la chasse d’eau !