Vous partez déjà?…

On vous a mitonné un menu particulièrement indigeste pour vos 2 dernières séances au Grand Conseil. C’est peut-être que Monsieur le Président n’aime pas les effusions. On est à Genève quand même ! Quelques passes d’armes, une ou deux vacheries, quelques rires (peut être…) et voilà, tout sera fini! Vous allez, pour certains/certaines refermer presque 15 ans de bons et loyaux services pour cette ingrate de République. Je connais quelques soulagés et probablement quelques-uns un peu tristes aussi. Vous allez, d’une certaine manière, retourner à l’anonymat. Quoique l’une ou l’autre m’a assuré qu’elle continuerait à donner, de temps en temps “un petit coup de griffe”…

Il y a quelque chose d’assez jouissif de regarder “ceusses qui sont élus”, si tant est que l’on regarde ou qu’on lise. Vous découvrirez assez vite que vous n’existez plus pour le Parti que vous avez servi. D’abord, c’est assez frustrant. Mais très vite, on retrouve une liberté de parole que l’on a dû souvent “brider” lorsque l’on est un élu. Et ça, ça fait drôlement du bien ! On s’éloigne du dogme, voire d’une forme de “laïcité politique” (oui, je sais vous vous écharpez, pour une dernière fois, sur cette question sans fin)…

Mais je voudrais aussi vous dire, dans la droite ligne d’une parole retrouvée, que vous avez de la chance! Vous, comme moi, savons que la prochaine législature sera très compliquée, donc très décevante. Et que l’élection du Conseil d’Etat ne va rien arranger du tout!

A titre personnel, j’ai fait de belles découvertes et noué, je crois, quelques solides Amitiés avec certains d’entre vous, ce dont je me réjouis tous les jours!

Nous aurons donc enfin le temps de diner le jeudi soir ou le vendredi soir en disant tout le mal que l’on veut sur ces élus!

Au revoir donc a Bene, Emilie, Sophie, Gabriel et tant d’autres!

Et je vous dis déjà que je me réjouis de vous revoir!

PS. Roger, si tu fais un effort, mais un vrai, on t’invitera. Peut-être!



Le Boulanger

… C’est souvent ce que l’on appelle un petit commerçant. Même si mon boulanger, celui chez qui je me rends régulièrement, a plutôt la taille d’un videur de bar! Mais cet un homme charmant, chaleureux et toujours plein d’entrain. Il fait encore son pain, je devrais dire ses pains, lui-même. Donc, a l’heure ou les fêtards vont se coucher, lui, il fabrique du pain. Avec du levain. Du vrai bon pain. A chacun sa madeleine…
C’est non seulement un personnage, mais encore un peu le centre du quartier. Vous voulez vraiment savoir ce qui se passe dans le quartier? Une seule adresse : le boulanger! Triste sera le temps ou tous ces petits artisans, ces petits commerces auront disparu au profit des “grandes surfaces”.
Alors quand je lis que le boulanger de Champel n’en peut plus des travaux du SEVA, qu’il est face a une barrière de chantier derrière laquelle rien ne se passe depuis l’été dernier, je m’agace…
Mais je me fâche vraiment lorsque j’apprends que l’inénarrable Pagani, Conseiller administratif de notre bonne Ville de Genève, en charge des travaux (donc d’une partie du CEVA), ardent défenseur de la veuve, de l’orphelin et des petits commerçants, ne fait rien pour compenser ces nuisances. Il manque un avis…..
Foutaises et mauvaise foi ! Imaginer un seul instant qu’a sa place il y ait un magistrat “de droite”. Toute la “gôche” bien pensante, de EAG aux socialistes seraient en train de s’égosiller pour clamer l’assassinat du petit commerce par les “forces réactionnaires” qui ne veulent que la fin du commerce de proximité!
Mais c’est tellement plus simple lorsque l’on est “Ensemble à Gauche” que de ne rien faire!….
Quand vous remplirez vos bulletins pour les élections, rappelles-vous de cette lamentable histoire.



Le G.O.S avait raison!

On y est presque! Le 7 juin marquera les 20 ans d’une votation que nous avons totalement ratées! Il y a 20 ans, avec un esprit visionnaire qu’il faut ici relever, Guy Olivier Segond, alors Conseiller d’Etat, et son secrétaire général de l’époque (un certain François Longchamp, autre homme de qualité) proposait aux Genevois de voter sur le RHUSO (réseau hospitalier universitaire de Suisse occidentale). Et les Genevois de s’offusquer : on ne va quand même pas aller se faire opérer d’une appendicite chez les Vaudois!….
20 ans après, il faut le reconnaitre, peut être que GOS était trop visionnaire/en avance sur l’époque, mais qu’il avait diablement raison, et que les Genevois ont perdu une occasion qui nous coute très cher ces jours. Duplications, redondances, perte d’efficience et des HUG qui grossissent comme la grenouille de la fable.
Il y a quelque chose de vexant, et d’un peu triste, que de se rendre compte qu’en étant un peu prospectif nous n’en serions pas là aujourd’hui.
Voilà ce qui manque, tant au plan fédéral que cantonal, aux politiques de la santé : le courage de faire de la prospective!