The (fameuse) chronique ménagère !

La brigade de cuisine

Faut pas imaginer un seul instant qu’on vous realise toutes ces bonnes choses tout seul! Faut une brigade en cuisine! Et une bonne!

Dans cette brigade, il y a ceux qui contrôlent d’où viennent les produits (que des produits frais qui viennent de “cheuxnous”, rien de l’autre côté de la frontière! il y a ceux qui exigent les meilleurs poissons le vendredi (cette équipe là est inutilisable durant le carême: ils jeunent…), il y a l’équipe de aux qui font bombance chez eux, rien n’est trop beau, trop bon; mais en brigade de cuisine, ils sont effroyablement dogmatique (le simple fait de parler de “brigade” de cuisine, leur donne des boutons). Pour eux il n’y a de “brigade” qu’à Cuba!  Et puis, il y a ceux qui aiment vraiment la cuisine; qui comprennent que l’on cuisine pour les autres, qui comprennent qu’une cuisine vit par elle-même, et pas par l’Etat. Que pour faire une bonne cuisine, il faut être créatif, donner de son temps, beaucoup de temps. Qu’il faut être créatif, trouver et donner le meilleur. Pour soi et pour les autres.

Et parmi ceux-ci, certains, certaines vont, ou voudront un jour, prendre leur envol et avoir leur propre cuisine, avec leur propre brigade. Ils seront donc amener a voler de leur propres ailes et à diriger leur propre brigade. Pour ça, il faut un projet, du courage, voir un peu d’intrépidité. Il faut passer par dessus les mesquineries, les peaux de bananes les jalousies petites ou grandes. Bref, il faut une peau de rhinocéros…

Or, je voyais l’un de mes premiers commis reprendre l’un des restaurants qui va se libérer bientôt. Il vient de refuser après avoir hésité…. C’est fort dommage pour vous. Il aurait fait assurément un excellent chef!

Mais c’est tant mieux pour moi!

 



The Chronique ménagère

Dinde et désert?…

Vous voilà donc assis pour de longues heures, au Parlement, dans votre bibliothèque ou a la cuisine. Le moment est compliqué et difficile. Non pas qu’il vous faille voter un budget inepte ( C’est chose courante), ou que vous ayez décidé de ranger votre bibliothèque ( décision irrévocable que vous prenez tous les 6 mois) mais il vous faut décider du “menu de Noël”…. Un cauchemar et un défi. En ce qui vous concerne, une soupe de légumes, voir un oeuf au plat ferait parfaitement l’affaire. Mais voilà, vous êtes un professionnel des Arts ménagers et votre entourage attend de vous la démonstration de ce statut. Vous avez tout essayé pour tenter d’éviter la catastrophe qui va arriver, mais rien à faire, la foule, enthousiaste et donc écervelée, attend sa dinde de Noël…..

Il y aurait tant a dire sur cette pauvre dinde…

Mais comme vous êtes sage et discipliné, que vous allez voter ce budget, vous vous inclinez de plus ou moins bon gré. Commence alors la quête des ingrédients. D’abord, trouver le four pour la dinde. Soit l’équivalent, en taille, d’une petite 2CV. C’est gros une dinde… Puis la dinde. Une grosse dinde. De celles qui rentrent difficilement dans votre Smart. Puis les ingrédients pour farcir la dinde. Et c’est là ou vous frôlez l’apogée de l’horreur. La dinde, tout le monde le sait, est un volatile avec une chair particulièrement sèche (en particulier quand elle est cuite!) Or, traditionnellement et à la demande de toute la famille, chacun attend une farce au marron. Or, les marrons, c’est sec (en particulier quand ils sont cuits)

Vous voila donc a farcir cette pauvre dinde bien sèche de tout plein de marrons bien secs. Pour un résultat culinaire bien connu: un désastre sec et sans goût qui a pour seul avantage que d’essayer d’avaler un peu de tout ça occupe tellement, que les conversations deviennent difficiles. Esprit de Noel…

Bon appétit ! Et rappelez vous que vous avez une semaine pour organiser le diner du 31!

PS. Un conseil: Chest Noël, essayez le chapon, car le chapon chest bon!



The chronique ménagère…

Du beau robot

Alors que les économistes de tout poil, bientôt relayés par le monde politique, posent la question de la place du robot dans nos sociétés (genre plus de robots = moins de places de travail); il serait bon que l’on consulte un peu plus les partisans, pour ne pas dire les fans, des Arts ménagers. Voilà longtemps que nous avons étudié et réglé cette question! Oui, l’aspirateur, quoique plus bruyant, remplace avantageusement le balai; le batteur électrique vous évite quelques crampes et permet de monter une mayonnaise sans problème. En un mot comme en cent, nous, les esthètes des Arts ménagers, avons réglé cette question de la place du robot a satisfaction: le robot est une aide bienvenue dans le monde de la maison, il permet d’éviter un certain nombre de taches répétitives et donc ennuyeuses. Mais pas toutes…

Vous recevez chez vous, par exemple, l’entier de votre belle famille, la décision est prise, vous allez faire ce fameux grain dauphinois (bouillon et crème…) qui est votre spécialité. Vous voilà donc a devoir peler 5 kilos de pomme de terre. Or, on ne dira jamais assez la fonction sociale, de partage, de peler 5 kilos de pomme de terre a plusieurs. Là, foin de robots, mais le partage autour de l’économe. Ah! si seulement les politiciens voulaient bien se donner la peine de peler les pommes de terre plus souvent! Flamby, le Petit Nicolas et Angela autour d’une table a peler, on aurait moins de problèmes! Mieux encore Donald et Vladimir, sans conseillers, préparant un bortsch. La vie serait plus simple! Ou, en extrapolant, François, Anne et Pierre faisant vaisselle…

Donc, ne craignons pas les robots, car plus de robots égale plus de temps d’échange autour du pelage des pommes de terre!

Comme dirait un déménageur de mes Amis, elle n’est pas belle la Vie?