Vos geules les mouettes!

On le répète tout tranquillement, une dernière fois: il y a eu des votations en Suisse, et une (toute petite) majorité a décidé que le texte soumis au vote leur allait. Dont acte.
Partant de l’idée qu’il n’est pas prévu de fusiller cette (toute petite) majorité, est-il envisageable de demander aux uns et aux autres de bien vouloir cesser de se lamenter, voire de s’injurier, et très éventuellement de commencer à réfléchir comment on relève ce défi?
Mais très franchement, ce défilé de pleureuses (Messieurs Aebischer et Fluckiger en tête, suivi par l’association pour la promotion du fromage suisse, voir des fabricants de longeoles ou les constructeurs de hornuss et d’une cohorte de journalistes lobotomisés) est non seulement agaçant au dernier degré, mais encore gravement à côté de la plaque!
Peut-être quelqu’un daignera m’expliquer à quoi servent ces jérémiades; ou quel est l’intérêt de supposer savoir qu’éventuellement on pourrait déduire du vol des corneilles a Bruxelles ce que va peut être faire l’Europe?….
Au jeu divinatoire, nos journalistes sont champions du monde!
Et dans cette cacophonie parfaitement inutile et stérile, on n’entend ni n’écoute ceux qui veulent bien se donner la peine de réfléchir ou de voir comment relever ce défi. Ainsi les propos tout à fait raisonnable et encourageant de Monsieur Nick Hayek passent quasiment inaperçus. C’est dommage, parce que si l’un de ceux qui entreprend, et non des moindres, annonce que c’est un défi à relever; partons de l’idée qu’il sait ce dont il parle. Contrairement à la plupart de ceux qui s’épandent et se répandent dans les médias ces jours.

Donc, et je le dis très calmement: vos geules les mouettes; laissez ceux qui ont envie de relever ce défi tenter de le faire et allez vous faire assister ailleurs!

Et il y en a qui ont envie de relever ce défi!

PS. Payer une une “redevance” pour écouter ce que l’on entend à la radio, ou pour regarder Infrarouge relève non seulement du masochisme, mais encore du racket pur et simple.



C’est comment qu’on va où ?

Bon, ben voilà….
Venir, avant tout, dire ici, que je trouve particulièrement grotesque et malvenu les échanges de horions auquel on assiste depuis la fin de l’après-midi. La Gauche de dire c’est tout la faute des patrons et des partis de droite; la droite d’exiger la nomination d’un secrétariat d’État à donner à M. Blocher….
Ridicule, usant voir vaguement pathétique !
La seule question intéressante aujourd’hui est: maintenant on fait quoi?
Et maintenant, c’est demain matin. Pas dans 6 mois! Chacun sait que la pire des choses, c’est l’incertitude. Or, ce qui est attendu de la classe politique (même si elle s’est trompée dans sa grande majorité) c’est de montrer le chemin. C’est d’indiquer ce qui peut et doit être fait pour que cette décision populaire soi la moins douloureuse possible pour l’essentiel des résidents Suisse.
Nous n’avons plus de temps pour les batailles d’égo. La situation est un vrai défi; et les défis se relèvent maintenant.



Dommage collatéral

Daniel mon Docteur,
Te voilà donc une victime collatérale!…
Toi qui as passé tellement d’années à soigner ceux qui en avaient le plus besoin. Toi qui as trainé tes bistouris et ta chirurgie de guerre dans beaucoup des conflits de ces dernières années. Toi qui as vu au fond des yeux l’indicible…
Toi qui as visité aussi bien Yasser Arafat que Nelson Mandela et mille autres. Toi qui fus le premier à entrer à Sabra et à Chatila…..
Tous ces périples t’ont ouvert les yeux et l’esprit. Tu as ramené de tous ces voyages une vision plus holistique de la médecine. Tu as appris à t’occuper du malade, à l’écouter, à lui apprendre à s’écouter, surtout. Ainsi seulement peut-on soigner vraiment une maladie…
Mais tout cela n’est pas “conforme”, pas “standard”. Les critères “d’économicité” ne sont pas remplis…
Ecouter, c’est vrai, ça prend du temps.
Les assureurs t’ont convoqué pour te dire que tu leur coûtais trop cher.
Aucun assureur, bien évidemment, n’a demandé à l’un de tes patients s’il était content des soins que tu lui prodigues!
Tu es une victime collatérale d’un système inique qui veut que quelques gratte-papier décident de ce qu’est la “bonne médecine”.
Je n’ai que foutre de leur bonne médecine. Je veux un médecin qui me convienne, avec lequel je m’entends. Et qui m’écoute!
Tu es mon médecin, et malgré le fait qu’ils t’aient obligé à te “déconventionner”, tu le resteras!