Un édito de baltringue, ou, nooooon, tu m’dis pas ça!

Plus de 50 % des étudiantes en médecine sont des femmes !

Plus de 50 % des policiers qui sont intervenus lors du drame de Nice sont en arrêt maladie !

Moins de 50 % des élus au Parlement sont effectivement intéressés par la vie politique

Champ-Dollon : un détenu sur deux est musulman

 

…. Voilà qui, sur une affichette de pub pour un journal va garantir que les gens verront l’affichette et se diront, pour la plupart, je l’avais bien dit!!! Sans, pour autant, lire l’article. Mais veut-on que l’article soit lu?

Rallonger le titre avec un édito pontifiant, genre : “le débat mérite d’être soulevé. Pas question en effet de fixer de nouvelles normes de manière unilatérale” rajouter un truc vaguement sérieux “il faut poser les bases d’une large discussion décomplexée”; et vous avez tous les ingrédients pour donner l’impression qu’un Red-en chef a longuement réfléchi a un problème de société complexe.

Alors qu’il ne cherche qu’a faire parler de lui/de son journal!

Mais il est vrai que nous avons la presse que nous méritons.

Et pour citer le grand Jacques : “Bougnat, apporte-nous du vin,
celui des noces et des festins, la presse est mourante

 



Les Bien-pensants

…”Mais ce qui ne tue pas rend plus fort et hardi, la douleur m’a appris. C’est sur mon dos que je porte, une étoile, une peine, un silence, un défi. Mais au seuil de ma porte moi j’en fais une aubaine, moi j’en fais un cadeau”…
Auteur Corse

Le bien-pensant, c’est son statut, sait. Il sait ce qui est bien, il sait ce qui se fait, et ce qui ne fait pas. Le bien-pensant déjeune dans son Club avec d’autres bien-pensants. Et ils causent… Sur ce qui se fait, et surtout, sur ce qui ne se fait pas. Ils ne parlent pas d’eux bien sûr, mais des “autres”. Et les jugements tombent. Définitifs. Avec l’assurance de celui qui a fait “fortune” sur le dos des autres. Comment UNTEL a-t-il osé dire cela, voir l’écrire ? Cela relève de l’intime ! Quelle impudence ! Quelle grossièreté ! Mais tout le monde sait que l’on ne peut pas lui faire confiance ! Essayer de comprendre ? Exclu ! Ça ne se fait pas. Ce déjeuner est une Noce à Thomas, rien ni personne ne sera épargné. Car ils sont les détenteurs de la Bien-Pensance. Ils savent… Ils sont investis de la lourde responsabilité de déterminer ce qui se fait, ce qui se dit ; mieux encore de ce qui se pense ! Mais sorti de leur cénacle, ils seront mielleux à souhait et n’hésiteront jamais, à lécher le cul de ceux qui peuvent leur être utiles. Etre bien-pensant demande une certaine souplesse…
Le repas terminé, une petite tape sur le derrière de la serveuse, et ils repartent dans leur grand bureau directorial, sans oublier de vite téléphoner à leur maitresse…
J’en appelle ici aux vertus bienfaitrice de la chasse d’eau !



A tous les Jeanfoutres, incompétents, nullards, casse-pieds myrmidons, raseurs, bastringues, minus habens, et autres casse-culs…

Vous me fâchez, et pas rien qu’un peu, moi qui m’efforçais de décrocher; de me réciter, tel un mantra, tout va bien; moi qui avais décidé de “prendre de la distance”; et bien grâce à vous, c’est foutu…

Pas moyen d’être tranquille, impossible de profiter de cet arrière automne délicieux. Vos récriminations en tout genre, vos jérémiades incessantes, vos lamentations perpétuelles me prennent le chou!

Me voilà donc a rouvrir ce blog. Je crains que je ne doive sortir de ma léthargie…

Et comme on dit ces jours : Si seulement j’avais le cul de Sharon Stone