The chronique ménagère…

Du beau robot

Alors que les économistes de tout poil, bientôt relayés par le monde politique, posent la question de la place du robot dans nos sociétés (genre plus de robots = moins de places de travail); il serait bon que l’on consulte un peu plus les partisans, pour ne pas dire les fans, des Arts ménagers. Voilà longtemps que nous avons étudié et réglé cette question! Oui, l’aspirateur, quoique plus bruyant, remplace avantageusement le balai; le batteur électrique vous évite quelques crampes et permet de monter une mayonnaise sans problème. En un mot comme en cent, nous, les esthètes des Arts ménagers, avons réglé cette question de la place du robot a satisfaction: le robot est une aide bienvenue dans le monde de la maison, il permet d’éviter un certain nombre de taches répétitives et donc ennuyeuses. Mais pas toutes…

Vous recevez chez vous, par exemple, l’entier de votre belle famille, la décision est prise, vous allez faire ce fameux grain dauphinois (bouillon et crème…) qui est votre spécialité. Vous voilà donc a devoir peler 5 kilos de pomme de terre. Or, on ne dira jamais assez la fonction sociale, de partage, de peler 5 kilos de pomme de terre a plusieurs. Là, foin de robots, mais le partage autour de l’économe. Ah! si seulement les politiciens voulaient bien se donner la peine de peler les pommes de terre plus souvent! Flamby, le Petit Nicolas et Angela autour d’une table a peler, on aurait moins de problèmes! Mieux encore Donald et Vladimir, sans conseillers, préparant un bortsch. La vie serait plus simple! Ou, en extrapolant, François, Anne et Pierre faisant vaisselle…

Donc, ne craignons pas les robots, car plus de robots égale plus de temps d’échange autour du pelage des pommes de terre!

Comme dirait un déménageur de mes Amis, elle n’est pas belle la Vie?



The chronique ménagère …

C’est a la demande, pressante la demande…, qu’il me faut entamer ici une nouvelle chronique: la chronique ménagère! Il y sera donc question de: fouet, spatules, louches, langue de chat, de bandes pour tourte, cul-de-poule, cuillers a lever sans oublier la mandoline et le chinois!!

(J’en vois déjà un ou deux au fond de la classe qui commencent a être exorbité.. Oubliez ça tout de suite, j’ai dit chronique ménagère… Et rien d’autre!)

A tout seigneur, tout honneur: comme dans toute religion, il y a des lieux où il faut se rendre. Pour certains c’est Jérusalem, Rome ou la Mecque. Dans cette chronique, le lieu incontournable, c’est “Les Automnales”! Par souci de modernité, d’aucuns se sont sentis obligés de changer le nom original, mille fois plus parlant: le salon des arts ménagers. Ca, ce nom, ça avait de la gueule! Il y avait là de l’évidence: les arts ménagers! Il était admis explicitement que le ménage est un Art. Pas une science, mais un Art. Sur le même plan que la Médecine, ou le Droit (voir, si vous insistez, la Politique!) Et puis il y avait le terme “salon”. Promesses de quelque chose d’éventuellement feutré, dans les rouges bordeaux. Imaginez-vous, confortablement installé dans quelques somptueux fauteuils, lumière tamisée, fine musique d’ambiance, avec tout plein de mecs sculpturalement beau qui viennent vous faire une démonstration du dernier robot ménager! Voir d’un aspirateur sans sacs (l’aspirateur donc, pas le toyboy…) Et la séquence machine a laver, ou, langoureusement il se déshabille pour mettre son string léopard dans la machine à laver. Un must…

C’est un temps que les moins de vingt ans etc…

Les Automnales, c’est plus vraiment ça. Moins de tendresses, plus de business. Un peu comme aller chez Madame Claude versus la rue de Berne! Ce n’est pas tu montes mon lapin, mais plutôt t’achètes mon Dindon?

Car oui, il y a des hommes qui vont aux Automnales, et pas seulement pour boire d’excellent vins genevois.

Nous y reviendrons!



Chère Samia,

Plus les jours (récents) passent, plus le gris du ciel augmente, moins la lumière est présente, plus je me dis que j’ai, nous avons, besoin de vous!

Regardez, regardons autour nous: nous n’allons pas reparler de l’élection présidentielle aux USA; tout le monde, absolument tout le monde a un avis. Négatif l’avis. Moi aussi je préfère Barack a Donald, mais enfin, ne pouvons-nous pas lui laisser une chance? Je deviens fou lorsque j’entends le Candidat Juppé dire publiquement que Donald n’y connait rien. Que c’est une honte! Franchement quel politicien candidat français, peut se permettre de faire des critiques? Ils se sont tous, je l’ai déjà écrit, fait pincer les doigts dans le pot de confiture!

J’ai été aujourd’hui voir ma vieille mère en EMS, c’est un trajet douloureux que d’aller la voir; et j’en repars chaque fois furieux et triste. Comment avons-nous pu créer ces mouroirs? Car il faut appeler les choses par leur nom: ce sont des mouroirs. Toutes ces vieilles personnes sont parquées, un peu comme du bétail, dans ces salons lugubres ou le seul bruit est celui de la télévision qui marche trop fort. Le seul papier qui traine et celui qui invite “les residents” a bien vouloir s’inscrire pour la Fête de Noël. Cout supplémentaire: 30 francs; et s’inscrire avant le 9 décembre…

Et ce pauvre Monsieur qui voulait en finir avec la vie. Ces frères ne voulaient pas. On a donc demandé a la “justice” si ce Monsieur devait continuer a vivre… On a demandé à la justice…

Mais enfin, ou est l’éthique dans ces historiettes? Vous aviez, chère Samia, parlé avec tellement de justesse, de pertinence lors de votre audition à la Commission des Visiteurs de prison du principe intangible du secret médical. Vous nous aviez parlé d’éthique. Et ça faisait du bien. Beaucoup de bien.

Dans toutes ces historiettes, il n’y a aucune éthique. Nada, des nèfles, des clous!

Or, n’est-ce pas, entre autres, l’éthique qui différencie l’animal de l’Homme?

On ne respecte pas, on ne fait pas crédit a un homme élu. On refuse de lui donner une chance. On ne respecte pas, on ne respecte plus nos ainés. On les parque. Et on demande à la Justice qui doit vivre.

Chère Samia, viendrez-vous diner à la maison?

PS. Avec mes excuses a Beatrice H. dont je sais quel fait, elle, preuve d’éthique et d’humanisme…